About





Né à Paris, en 1975. Stéfane Perraud fait ses études à L’ENSAD et se spécialise en scénographie et en multimédia. Il approndit cette recherche dans l’Atelier de Recherche Interactive. 

Aujourd’hui Il réalise des projets multimédia mêlant nouvelles technologies, et matériaux en toutes sortes. Il travail en tant qu'artiste plasticien à Paris et crée des dispositif scénique pour le théâtre , la performance et la danse. 

Il crée son premier spectacle multimédia, Les Inhabitants, en 2001 en collaboration avec Julien Peissel à Mains d'Oeuvres. Il crée le Studio PétaHertz à Montreuil en 1999, où il reçoit depuis des artistes en résidences et organise des soirées performatives. 

Il est invité par la Fondation Culture i Mare avec les artistes Donald Abad, Hikaru Fuji et François Giraudon à créer une installation, Green Line en 2001 à Larnaca, Chypres. 

Il part comme bénévole en 2002 dans l'ONG AINA, à Kabul, Afghanistan. 

Il collabore pendant près de 4 ans avec le scénographe Julien Peissel à des scénographies pour le théâtre et la danse, Ce qui demeure mis en scène par Maurice Bénichou, Morderigripi mis en scène par Claude Buchewald

Il écrit son premier spectacle multimédia en 2004, Pas du tout, qu’il montre à Émergence Festival à La Villette, à Mains d’Oeuvres, puis au Steim d’Amsterdam... En 2006, il crée l’installation-performance, Temps Réel, avec Moh Aroussi. L’ambassade de France en Italie invite la performance à Palerme et à Catane, Sicile. 

En 2007, il fonde avec Félicie d'Estienne d'Orves et Julien Peissel, le collectif IN-VISIBLE. Celui-ci est un studio de conception multimedia dont le travail se caractérise par une approche transdisciplinaire. Il crée un ensemble des projets pour des marques comme la BNP au centre Georges Pompidou, Chopard, la Fondation Gulbekian.

Il fonde le Dorkbot Paris en 2008 avec un groupe d'artistes/chercheurs. Ils invitent dès lors des artistes numériques, des chercheurs à des conférences, des workshops et des présentations, Galerie Agnès B-2008, Palais de Tokyo-2009. 

Il crée en 2007 l’installation Amibes en collaboration avec Malena Beer et co-production avec Le Cube d’Issy-les-Moulineaux, qu'il montre au Festival Multiplicidade à Rio de Janeiro, Brésil en 2009.

Pour la Nuit Blanche 2008, il s’installe dans l’église St Germain l’Auxerrois à Paris avec l’installation numérique Lueurs. Dès lors il entame un travail plastique tourné vers la sculpture et l'installation.

Il crée Écosystème en collaboration avec Alexandre Berthier, une installation pour le festival IN /OUT du CITU, en 2008. 

Il intègre la galerie Numeris Causa à Paris en 2009, où il monte un solo show, Sic Vita

Il collabore depuis 3 ans avec l'auteur-metteur en scène Eli Commins avec lequel il crée Breaking, qui est co-produit par le Cnes, La Chartreuse de Villeneuve les Avignons. Cette performance théâtrale est montrée aux Métallos pour le Festival Paris Quartier D'été en 2010 et au Festival Via à Mons en Mars 2011.

Il part en résidence à La Chambre Blanche au Canada en Janvier 2010, où il créer Fireflies et fait son second solo show dans la galerie du centre d'art.

Il intègre la galerie Dexter en 2010, où il montrera son travail à divers reprises. 

Il monte son troisième solo show au We Project à Bruxelles en novembre 2010. En 2011, il expose à Shanghai dans la galerie de Weihai Road.


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Lueurs, la première installation monumentale de Stéfane Perraud,a été montrée dans le cadre des Nuits Blanches 2008 à Saint-Germain l’Auxerrois et est présentée ici dans une version nouvelle. L’œuvre figure dans un temps quasi-réel le flux des naissances et les morts, matérialisées dans l'espace par des lumières qui s'allument et s'éteignent dans un effet d'empilement horizontal. Lorsque le dispositif n'est plus capable de rendre compte du flux démographique, il subit une interruption soudaine, puis le cycle reprend. Le mouvement prend ici la forme d’une dramaturgie double, celle du courant continu des lumières qui s’allument et s’éteignent, et celle de l’interruption provoquée par l’impasse de l’installation, sous la forme d’une interruption technique marquant la saturation du dispositif de représentation des arrivées et des départs.
Ainsi, Lueurs est d’abord une œuvre du mouvement, comme les autres installations de Stéfane Perraud (Amoebe, les séries Simulte et Modifié, Solar, Blind Crash, Ecosystème).Plus encore, ce sont des travaux où la part narrative tient une place centrale : pas d’inertie ni de pétrification, mais une sensibilité au déplacement, qui introduit la possibilité d’une position dynamique pour le spectateur, d’un regard lui-même en mouvement. Deux mouvements se trouvent ainsi confrontés: celui du dispositif lui-même, et celui du spectateur. C'est sur ce plan que se situe un lien possible entre les installations et les performances de Stéfane Perraud. Les performances Pas du tout et Temps réel
explorent une communication placée au-delà le langage verbal, par une mise en scène du corps qui se trouve physiquement lié au dispositif technique par un système de capteurs. La performance devient un échange entre le dispositif et le performer, sans que l’un prime sur l’autre. Ici, le mouvement conjoint du corps et du langage prend des formes bouclées, interrompues, amplifiées, pendant que la progression dramaturgique de l’ensemble relève davantage de sauts d’un plateau à l’autre que d’une continuité linéaire. Le dérèglement de la théâtralité dans les performances fait écho à l'irruption d’éléments de théâtralité du côté des installations, avec toujours la préoccupation de donner à voir et à ressentir quelque chose qui est de l’ordre du lien : lien entre les spectateurs et le dispositif de performance, lien entre diverses formes de données en temps réel et l’installation au sens spatial du terme. Et un thème qui ne s’efface jamais complètement : celui de la catastrophe, qu’il s’agit, selon les œuvres, de prévenir ou de pressentir.

Eli Commnins, 2009

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